Le nom de Balmain est porté dans le monde par environ 300 foyers, dont 200 en France et une centaine dans le monde anglo-saxon. Il se rapporte à un lieu, la balme, ou baume, qui dans le quart sud-est de la France désigne une montagne herbeuse ronde, généralement pas très loin d’une grotte à ours. Le même nom peut prendre différentes formes telles que Balmat, Balmes, Baumet, Baumeton, Belmont, etc.
Commun comme nom d’habitants d’un lieu comportant une balme, la forme Balmain (Balment jusqu’au XVIIème siècle) utilisée comme nom de famille est spécifique du village de Saint Sorlin d’Arves, 300 habitants permanents, station familiale de sports d’hiver sur le versant savoyard des Grandes Rousses (pistes de 1450 à 2600 mètres) qui culmine à 3468 mètres au pic de l’Étendard, sur l’ancienne frontière entre la Savoie et la France. Si vous êtes passé au col de la Croix de Fer, vous êtes passé à Saint Sorlin d’Arves
Tous les Balmain descendent de trois frères, meuniers au recensement pour la taille de 1643. Ensuite il y a eu une vague d’émigration en Angleterre avec une princesse savoyarde, et de là leurs descendants ont essaimé dans tout le monde anglo-saxon. Il y en aux USA dont mon cousin Gene Balmain et jusqu’en Australie où une ville de 300.000 habitants porte leur nom.
D’autres, à l’image de leurs voisins de l’Oisans, sont allés jusque en Russie, où un comte Balmain a été récompensé par Catherine II pour des services qu’il vaut peut-être mieux ne pas chercher à approfondir. L’un d’eux était haut commissaire russe auprès de Napoléon à Saint Hélène. Le dernier descendant de la branche russe était chauffeur de taxi à Paris dans l’entre deux guerre.
Un autre Balmain, avocat à Chambery, a été député du département du Mont-Blanc à la Convention, et le nom d’un Jacques Balmain, avocat à Chambéry, est inscrit sur la plaque aux morts de 14/18 du Palais de Justice de cette ville.
L’exode rural (un bon millier d’habitants avant 1914) et l’industrialisation ont fini d’en semer dans toute la France, avec quand même un fort tropisme pour Grenoble et la basse vallée du Rhône. Celle-ci avait déjà accueilli au moyen âge les Arvins révoltés contre le Comte-Evêque de Saint Jean de Maurienne.
Le pays s’appellent historiquement les Arves (rivières/ruisseaux en savoyard) et jadis tout simplement Arves, du nom de la paroisse avant la scission entre St Sorlin et St Jean et de la famille noble du lieu éteinte dans les années 50, mais est plus connu touristiquement sous les appellations "vallée de l’Arvan" et "Arvan-Villards", Arvan est le nom du torrent issu du glacier de l’Étendard coté Savoie, lorsque il devient trop gros pour continuer à s’appeler Arvette, l’Arvettaz en local.
Les remontées mécaniques communales ont été données en concession à l’équipe qui exploitait déjà le Corbier voisin, et la station a faire peau neuve avec canons à neigne, rationalisation des remontées et des pistes, jonction avec l’ensemble Corbier-Toussuire-Saint Colomban des Villards sous le nom de Sybelles et quelques nouvelles constructions, discrètes était-il promis lors de la présentation du projet, qui en tout cas se sont bien vendues et sont toujours pleines en saison
Les gens, y compris les agriculteurs rescapés grâce au fromage de Beaufort, y vivent du tourisme et des seconds voire troisièmes métiers caractéristiques de la condition montagnarde.
Le coin offre des randonnées classiques été/hiver au pic de l’Étendard et autour des Argentières, l’envers de Belledone pour les Grenoblois, pas loin des Aiguilles d’Arves. Il y a aussi des tas de ballades moins classiques dans les vastes espaces entre Maurienne, Oisans et Grésivaudan, et l’on peut très facilement passer une voire plusieurs journée en montagne sans rencontrer personne en partant de Saint Sorlin. Il y a aussi de quoi s’amuser sur le rocher pour ceux qui aiment le terrain d’aventure, ambiance Oisans garantie (ne pas oublier de remettre les prises en place après usage, merci).
Depuis quelques années nous sommes cernés par le loup, qui a frappé dans l’Isère voisine à Besse, Clavans, Allemont et Allevard, c’est à dire sur un arc de cercle dont le centre est à Saint Sorlin. C’est la conséquence normale et prévisible du retour des chamois et des chevreuils et de l’abondance des marmottes, mais c’est égal, ça fait bizarre quand même...
A l’attention d’henri Balmain
Es-tu mon petit frère de Lorris, ??? Jacqueline
Bonjour,
je dois dire que j’ai appris des choses sur ma famille grâce à cet article. Je suis effectivement aussi une descendante Balmain, mon arrière grand-père, Charles Balmain est né à St-Sorlin-d’Arves et a migré à Romans-sur-Isère (Drôme) après son mariage. Son fils, mon grand-père Paul Balmain a été placé à St-Sorlin chez sa tante Balmain mariée Milliex à l’âge de dix ans, suite au décès de sa mère. Il est ensuite retourné vivre dans la Drôme après son mariage. Ma grand-mère et lui ont eu huit enfants et douze petits enfants dont moi, fille de Pierre-Louis Balmin de Saint-Jean-en-Royans (Drôme).
N’hésitez pas à me contacter pour plus de précisions, ma mère est passionnée de généalogie !
Merci
Bonjour
sans doute sommes nous de la même famille puisque la mienne est originaire de St Sorlin mais est depuis longtemps installé à Orange dans le sud. C’est toujours passionnant d’en apprendre plus sur ses origines.
Bonjour, Bravo pour votre article et merci.
Je suis également descendante Balmain, maman était Marie-Louise Balmain, fille de Jean Baptiste Henry Balmain, habitant au village de l’église et surnommé Baptiston (une suite de Baptiste dans la famille). Maman s’est marié avec Albert Tournoud, et nous habitions Grenoble ville choisie par maman pour venir y travailler à 18ans et y avait rencontré papa qui était de St Ismier, près de Grenoble.
Bonjour
Et tout d’abord félicitations pour votre page sur Saint Sorlin et les Balmain.
Adhérente à Maurienne Généalogie et "spécialisée" sur St Sorlin en tant que descendante de Balmain : (ma mère étant une soeur d’Albert Balmain - Hotel de l’Etendard -), j’essaie de retrouver les descendants des différentes familles ayant émmigré en d’autres départements ou hors des frontières.
J’ai reçu un message de Danielle Petitpierre dont le grand père Félix Charles Victorin était le frère de votre grand-père Henri.
Avez vous quelques informations qui pourraient être interessantes sur ces emmigrants ?
Je vous en remercie et vous souhaite une très bonne année.